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Liste des PDP immatriculées (Plateformes Agréées) : le point complet en 2026

Liste des PDP immatriculées (Plateformes Agréées) : le point complet en 2026

26 mai 2026 5 min de lecture
Liste des PDP immatriculées (Plateformes Agréées) : le point complet en 2026

La réforme de la facturation électronique entre dans sa phase décisive. À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA devront être en mesure de recevoir leurs factures via une plateforme certifiée par l'État. Ces plateformes, officiellement appelées Plateformes Agréées (PA) et encore désignées sous leur ancien nom de PDP (Plateformes de Dématérialisation Partenaires), sont recensées dans une liste officielle publiée par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP). Voici tout ce qu'il faut savoir.

PDP, PA : de quoi parle-t-on exactement ?

Un changement de nom, pas de rôle

Depuis juillet 2025, la terminologie officielle a changé : on ne parle plus de Plateforme de Dématérialisation Partenaire mais de Plateforme Agréée. Ce nouveau terme met l'accent sur l'agrément délivré par la DGFiP. Concrètement, il ne s'agit pas d'un changement de rôle ni d'obligations nouvelles. Les deux termes désignent exactement la même réalité, et l'ancien terme reste encore largement utilisé dans le monde des entreprises.

Ce que fait concrètement une PA

Une Plateforme Agréée est un service en ligne privé, certifié par l'État, qui assure deux missions clés dans la réforme. La première est l'e-invoicing : émission, transmission et réception des factures au format électronique réglementaire (UBL, CII ou Factur-X). La seconde est l'e-reporting : transmission des données de transactions à l'administration fiscale, y compris pour les opérations B2C ou internationales.

Les conditions pour être immatriculée

Pour figurer sur la liste officielle, une PA doit déposer un dossier complet auprès de la DGFiP, démontrant sa conformité fiscale, la sécurité de ses infrastructures (notamment une certification ISO 27001) et son interopérabilité technique avec le Portail Public de Facturation (PPF).

Immatriculation sous réserve vs immatriculation définitive

Deux statuts à bien distinguer

Deux statuts coexistent dans la liste officielle, et il est important de savoir les distinguer avant de choisir une plateforme.

L'immatriculation sous réserve signifie que le dossier de la plateforme a été accepté lors de la première phase d'instruction. Elle est autorisée à poursuivre la procédure, mais doit encore réussir les tests d'interopérabilité avec le PPF.

L'immatriculation définitive est accordée une fois que la plateforme a réussi l'ensemble des tests réglementaires en conditions réelles et transmis ses comptes rendus validés à l'administration. Depuis le 11 décembre 2025, la DGFiP publie progressivement ces immatriculations définitives. À ce jour, plus d’une centaine de plateformes ont obtenu ce statut définitif.

Pourquoi cette distinction compte pour votre entreprise ?

Une plateforme en statut "sous réserve" peut théoriquement perdre son immatriculation en cas d'échec aux tests. Une plateforme définitivement immatriculée offre en revanche une garantie totale de conformité. Au moment de faire votre choix, vérifier ce statut est donc une étape indispensable.

Où consulter la liste officielle des PDP immatriculées ?

La liste de référence est publiée et mise à jour régulièrement par la DGFiP directement sur le site impots.gouv.fr. C'est cette liste, et uniquement celle-ci, qui fait foi. Toute plateforme qui s'y figure avec un statut définitif a passé l'ensemble des contrôles réglementaires imposés par l'administration.

Pourquoi est-il indispensable de choisir une plateforme figurant sur cette liste ?

Une obligation légale aux conséquences concrètes

Sur le plan de la conformité légale, seules les plateformes inscrites sur la liste DGFiP permettent de respecter les obligations de la réforme. Utiliser un outil non immatriculé expose l'entreprise à des sanctions fiscales, les factures émises n'étant pas reconnues comme valides par l'administration.

Un tiers de confiance pour vos données

Les PA certifiées jouent le rôle de tiers de confiance. Elles sont soumises à des exigences strictes de sécurité informatique, protégeant les données financières et commerciales contre les fuites ou les cyberattaques. Cette protection n'est pas anodine : les factures électroniques concentrent des informations sensibles sur l'activité, les clients et les flux financiers de l'entreprise.

Un levier d'efficacité opérationnelle

Une PA immatriculée s'intègre aux systèmes de gestion existants (ERP, logiciels comptables) et automatise le traitement des factures, réduisant les erreurs humaines et accélérant les délais de paiement. Pour les entreprises qui traitent un volume important de factures, le gain est substantiel dès les premiers mois d'utilisation.

Comment choisir parmi les plateformes immatriculées ?

Face à plus d'une centaine de solutions disponibles, quelques critères permettent d'affiner le choix. Il faut d'abord vérifier, comme expliqué sur https://www.indy.fr/guide/facturation/electronique/liste-pdp-immatriculees/, que la plateforme figure bien sur la liste des pdp immatriculées par la DGFiP avec le statut définitif.

Ensuite, la compatibilité avec le logiciel comptable ou ERP existant est souvent déterminante. Le niveau de sécurité des données, l'hébergement en France ou en Europe, les certifications disponibles, le coût et la qualité du service client sont autant d'éléments à peser selon la situation de chaque entreprise.

Le calendrier de la réforme à retenir

Les deux grandes échéances

Le déploiement se fait en deux temps. Dès le 1er septembre 2026, les grandes entreprises et les ETI devront émettre et recevoir leurs factures au format électronique. Les PME et micro-entreprises devront, à cette même date, être en capacité de recevoir des factures électroniques via une PA immatriculée.

Le délai supplémentaire pour les petites structures

Les PME et micro-entreprises disposeront d'un an supplémentaire pour l'émission : elles auront jusqu'au 1er septembre 2027 pour transmettre l'intégralité de leurs factures en format électronique. Ce délai ne dispense pas d'anticiper : choisir et configurer une plateforme prend du temps, et les premières semaines d'utilisation nécessitent toujours une phase d'adaptation.

La liste des plateformes agréées continuant d'évoluer, vérifier le statut de la solution choisie sur le site officiel des impôts reste indispensable avant tout engagement.